Riot Games reporte la restriction des rediffusions de League of Legends
La mesure, initialement prévue pour début octobre, est repoussée au patch 26.21 après les critiques de la scène compétitive et des créateurs.

Riot Games a officiellement repoussé au patch 26.21 la restriction bloquant le téléchargement public des rediffusions de League of Legends, initialement prévue pour début octobre.
Cette décision fait suite à une fronde de la communauté compétitive et des créateurs de contenu.
Fin septembre, Riot Games avait annoncé une refonte radicale de sa politique de sécurité pour endiguer la prolifération des logiciels de triche et des bots.
L'éditeur expliquait que des programmeurs malveillants utilisaient les données du jeu pour créer des outils de triche de plus en plus complexes.
La mesure la plus visible condamnait l'accès public aux rediffusions, confinant les joueurs au visionnage exclusif de leurs propres parties.
"L'initiative partait d'un besoin légitime de protection", selon les notes.
Le blocage total des téléchargements publics détruisait instantanément le travail du coaching staff.
L'étude des stratégies adverses, l'analyse des déplacements dans la jungle et la compréhension globale de la meta reposent intégralement sur l'observation de ces matchs à haut niveau.
Les équipes perdaient leur outil de préparation principal.
Les créateurs de contenu subissaient également un coup d'arrêt brutal.
L'impossibilité de récupérer les vidéos des meilleurs joueurs mondiaux condamnait la production de formats éducatifs.
Les développeurs accordent donc un délai jusqu'au déploiement du patch 26.21 pour concevoir une solution capable de faire le tri entre les utilisateurs.
L'enjeu consiste désormais à bloquer l'aspiration de données automatisée tout en maintenant un accès fonctionnel pour les acteurs légitimes de la scène esportive.
Les équipes de Riot Games disposent de quelques semaines pour ajuster le tir.
La restriction bloquant l'accès aux fichiers internes du client reste quant à elle bien active depuis le 6 octobre.
Elle force les applications d'assistance reconnues à se conformer aux nouveaux standards de sécurité d'ici le printemps prochain sous peine de disparaître.



